Niger Accelerating Electricity Access Project (Haské) (Нигер - Тендер #61710103) | ||
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Страна: Нигер (другие тендеры и закупки Нигер) Организатор тендера: The World Bank Номер конкурса: 61710103 Дата публикации: 20-02-2025 Источник тендера: Тендеры всемирного банка |
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P174034
Niger Accelerating Electricity Access Project (Haské)
Niger
OP00340379
Request for Expression of Interest
Published
NE-NIGELEC-453869-CS-CQS
Quality And Cost-Based Selection
French
Mar 11, 2025 10:00
Feb 18, 2025
SOCIETIE NIGERIENNE D’ELECTRICITE (NIGELEC)
Liman Gamadadi
BP: 11202
Niger
Niger
+227 9696 9275
REPUBLIQUE DU NIGER
SOCIETE NIGERIENNE D’ELECTRICITE
SECRETARIAT GENERAL
UNITE DE GESTION DES PROJETS FINANCES PAR LA BANQUE MONDIALE
___________________________________________________________________________
AVIS DE SOLLICITATION DE MANIFESTATIONS D’INTERETS
N° 01/HASKE/NIGELEC/2025
OBJET :
ETUDES POUR LA CONSTRUCTION D’UNE CENTRALE SOLAIRE PHOTOVOLTAÏQUE DE PUISSANCE 70 MWC SUR LE SITE DE KANDADJI
Financement : Projet d’Accélération de l"Accès à l"Electricité au Niger (HASKE)
No Crédit IDA -70130 NE
No. de référence (selon le Plan de Passation des marchés): N° NE-NIGELEC-453869-CS-CQS
Le Gouvernement du Niger ambitionne d"améliorer significativement l"accès à l"électricité. Il s"est notamment fixé un objectif de doubler ce taux d"ici 2026. Il a récemment adopté la stratégie nationale d"électrification, qui dresse une feuille de route pour un accès universel à l’horizon 2035. Pour aller de l"avant, le Gouvernement, avec l"aide et le financement de la Banque Mondiale, a récemment lancé le projet d’Accélération de l"Accès à l"Electricité au Niger (HASKE). Parfaitement aligné à la Stratégie Nationale d’Accès à l’Electricité (SNAE), le projet HASKE va permettre d’augmenter l"accès à l"électricité à la fois par le réseau et les solutions hors réseau. A travers la composante 1 du projet, il est prévu la réalisation de l’étude de faisabilité du projet de construction d’une centrale solaire photovoltaïque avec stockage qui compensera à 100 MW la production hydroélectrique du barrage de Kandadji qui atteint 30 MW en période d’étiage. Il est prévu qu’une partie des sommes accordées au titre du financement du projet HASKE soit utilisée pour effectuer les paiements prévus au titre du contrat relatif au recrutement d’un Consultant pour cette étude.
Les services de consultant (« Services ») comprennent (voir TDR) : l’étude de faisabilité du projet de construction d’une centrale solaire photovoltaïque :
La mission s’effectuera sur une base contractuelle de trente-deux (32) semaines
La Société Nigérienne d’Electricité (NIGELEC) invite les firmes de consultants (« Consultants ») admissibles à manifester leur intérêt à fournir les services
décrits ci-dessus. Les Consultants intéressés doivent fournir les informations (brochures, références concernant l’achèvement des contrats similaires, etc.) démontrant qu’ils
possèdent les qualifications requises et une expérience pertinente pour l’exécution des Services. Les critères pour l’établissement de la liste restreinte sont : Le Consultant doit
être une Firme solide constituée depuis au moins dix ans avec une expertise avérée en matière des études de projets
d’investissements en infrastructures d’énergie électrique et ayant conduit au moins trois (3) missions similaires en projet de construction d’une centrale solaire
photovoltaïque. Le Consultant doit par ailleurs démontrer qu’il a achevé avec satisfaction au moins un contrat dans le domaine des études de construction
d’une centrale solaire photovoltaïque d’au moins 70 MW.
Il est porté à l’attention des Consultants que les dispositions des paragraphe 3.16 et 3.17 du Règlement de Passation des Marchés de la Banque mondiale pour les Emprunteurs sollicitant le Financement de Projets d’Investissement (Fournitures, Travaux, Services Autres que des Services de Consultants et Services de Consultants) édité en Juillet 2016 révisé en Novembre 2017, Août 2018, Novembre 2020 et septembre 2023, relatives aux règles de la Banque mondiale en matière de conflit d’intérêts sont applicables.
Les Consultants peuvent s’associer avec d’autres firmes pour renforcer leurs compétences respectives sous la forme d’un groupement solidaire ou d’un accord de sous-traitant.
Un Consultant sera sélectionné selon la méthode de Sélection Fondée sur la Qualité et le Coût (SFQC), telle que décrite dans le Règlement de Passation des Marchés de la Banque mondiale pour les Emprunteurs sollicitant le Financement de Projets d’Investissement (Fournitures, Travaux, Services Autres que des Services de Consultants et Services de Consultants - Juillet 2016 révisé en Novembre 2017, Août 2018, Novembre 2020 et septembre 2023.
Les Consultants intéressés peuvent obtenir des informations supplémentaires à l’adresse ci-dessous et aux heures suivantes du lundi au jeudi de 8 heures à 17 heures et le vendredi de 8 heures à 12 heures 30 minutes.
Unité de Gestion de projets financés par la Banque mondiale,
Rond-Point Orange Avenue Djermakoye BP : 11 202 Niamey, Niger
Tél : 20 35 34 37 Email: offrenigelec@gmail.com et CC lgamadadi@gmail.com rachmadougou1@yahoo.fr rahamanps2@yahoo.fr
Les manifestations d’intérêt écrites doivent être déposées en personne ou par courrier, par facsimile ou par courrier électronique au plus tard le 11 Mars 2025 à 10 heures (heure locale GMT+1) avec la mention : « Etudes pour la construction d’une centrale solaire photovoltaïque de 70 MW sur le site de Kandadji ». Les manifestations d’intérêt envoyées électroniquement doivent être des fichiers non modifiables (pdf).
En cas de transmission électronique des dossiers de manifestation d’intérêt et de non-confirmation de leur réception dans les 24 heures ouvrables après leur transmission, le consultant doit relancer (toutes) l’(les) adresses électroniques mentionnées ci-dessus pour s’en assurer.
TERMES DE REFERENCE : Les TDR sont ci-joints
Unité de Gestion de projets financés par la Banque mondiale,
Rond-Point Orange Avenue Djermakoye BP : 11 202 Niamey, Niger
Tél : 90 96 92 75 Email: offrenigelec@gmail.com et CC lgamadadi@gmail.com
LE COORDONNATEUR
Termes de reference
REPUBLIQUE DU NIGER
*****
MINISTERE DE L’ENERGIE
*******
SECRETARIAT GENERAL
*********
DIRECTION GENERALE DE L’ENERGIE
Termes de référence
Projet de construction d’une centrale solaire photovoltaïque de puissance 70 MWc sur le site de Kandadji
STEP : NE-NIGELEC-453869-CS-CQS
Février 2025
Table des matières
1 Contexte général 8
2 Etat des lieux du secteur de l’électricité. 9
2.1 Généralités. 9
2.2 Le réseau de transport d’électricité du Niger 10
2.3 Développement de la production solaire au Niger et son intégration au réseau. 12
3 Objectifs de l’étude. 12
4 Etendue des prestations. 12
5 Programme de travail et détail des activités. 15
5.1 Tache 1 : Collecte et Examen des Données. 15
5.2 Tache 2 : Détermination du ou des sites. 16
5.2.1 Identification préliminaire des sites d’implantation préférentiels. 16
5.2.2 Etude Préliminaire d’Intégration dans le Réseau. 16
5.2.3 Identification de Parcelles de Terre Potentielles. 18
5.2.4 Sélection du Site Final 18
5.3 Tache 3 : Conception Technique Préliminaire. 18
5.4 Tache 4 : Etude de Stabilité Transitoire au Réseau pour Technologie Finalisée. 19
5.4.1 Etude d’intégration. 20
5.4.2 Design du raccordement 22
5.4.3 Contrôle-commande et SCADA. 23
5.5 Tache 5 : Etudes de Production, de Viabilité Economique et Arrangements Institutionnels. 23
5.5.1 Etude de Production. 23
5.5.2 Etude de l’Intérêt des Pays Limitrophes. Erreur ! Signet non défini.
5.5.3 Analyse Institutionnelle et Juridique. Erreur ! Signet non défini.
5.5.4 Etudes Economiques et Financières. 24
5.5.5 Etudes des risques. 24
5.6 Tache 6 : Spécifications minimales requises de la centrale solaire et Documents de l’appel d’offres des ouvrages de raccordement au réseau. 25
5.6.1 Cahiers des spécifications minimales requises de la centrale solaire. 25
5.6.2 Documents de l’appel d’offres des ouvrages de raccordement de la centrale solaire et les renforcements. 26
5.7 Tache 7 : Formation. 28
6 Documents a produire : rapports et présentations. 29
6.1 Rapport Initial 29
6.2 Rapport de Collecte des Données (Tache 1) 30
6.3 Rapport sur la Sélection du Site (Tache 2) 30
6.4 Rapport sur la Conception Technique de la Centrale (Tache 3 et 4) 31
6.5 Rapport d’Etude de Faisabilité (Tache 1 - 5) 31
6.6 Cahier des spécifications fonctionnelles de la centrale solaire. 31
6.7 Documents d’appel d’offres. 32
6.8 Formation (Tache 7) 32
7 Durée de l’étude et calendrier 32
8 Personnel clé pour l’étude. 33
9 Autres informations. 36
10 Exigences en matière de rapport 36
11 Conduite des activités. 36
12 Participation de l’ABK et du Ministère de l’énergie. 37
Contexte général
La République du Niger, presque entièrement située dans la zone sahélo-saharienne, est
caractérisée par de très faibles précipitations annuelles et de fréquentes périodes de sécheresse. Depuis 1970, les épisodes de sécheresse se sont intensifiés et les terres agricoles
fertiles n"ont cessé de diminuer en raison des effets conjugués de la sécheresse et de la pression démographique. Cette diminution drastique des apports, dont l"évolution future n"est pas
prévisible, a des effets de plus en plus dégradants sur l"écosystème fluvial, la pérennité de l"irrigation, la durabilité de l"élevage, l"alimentation en eau de la population et la
santé publique.
L"idée du programme « Kandadji » a ainsi commencé à germer lors de ces épisodes de sécheresses sévères et prolongées avec des débits extrêmement bas du fleuve Niger. Mais la mise en œuvre du programme n"a commencé à se concrétiser qu"avec l"engagement des études de faisabilité (en 1997 à travers un financement du FAD), et la formulation du Programme « Kandadji » de Régénération des Ecosystèmes et de Mise en valeur de la vallée du Niger (P-KRESMIN) par la BAD en 2001.
Le Programme Kandadji a donc été initié pour remédier à la situation ci-dessus décrite, et s"inscrit dans le cadre du Plan de Développement Economique et Social (PDES) et de !"Initiative « 3N ».
L’Aménagement de Kandadji est un aménagement à buts multiples situé sur le fleuve Niger à environ 180 km à l’amont de Niamey. Un barrage mixte terre / béton crée une retenue d’un volume utile d’environ 1500 hm3, située sur le territoire nigérien.
Cet aménagement permet de :
L’Aménagement fonctionne quasiment comme un barrage au fil de l’eau. Il est équipé d’un évacuateur de crues d’une capacité de 3550 m3/s, d’une vidange de fond permettant la restitution du débit minimum, d’une prise d’eau d’irrigation d’une capacité de plus de 3 m3/s, d’une usine de 4 groupes de 32 MW de puissance nominale, d’un passage à pirogues pour le transport fluvial et d’une passe à poissons.
Parallèlement au phénomène de désertification qui affecte ses sols, les
ressources en eau de surface du Niger sont gravement affectées par la situation
climatique de sécheresse qui sévit sur la zone sahélienne depuis 1970.
Depuis cette époque, les apports moyens du fleuve Niger ont diminué de plus de 30 %. De plus, les changements du régime fluvial au cours de la saison d"étiage sont encore plus sévères. Alors que les basses eaux n"apparaissaient avant 1970 qu"au cours des mois de mai et juin, la saison d"étiage s"étend maintenant d"avril à juillet (4 mois). En conséquence, les débits minimaux en période d"étiage ont fortement baissé.
À Niamey, le débit moyen au cours du mois le plus sec d"une année était auparavant de 70 m³/s; il n"atteint plus que 20 m³/s. Dans les années particulièrement sèches, il est presque impossible de mesurer un débit. En mai1985, pour la première fois de mémoire d"homme, le fleuve Niger s"est effectivement arrêté de couler à Niamey.
Des études ont montré qu’en période d’étiage, la centrale hydroélectrique ne peut produire qu’environ 30 MW soit 23% de sa capacité. Pour pallier le problème de baisse de production, les plus hautes autorités de la République du Niger ont instruit l’Agence de Barrage de Kandadji (ABK) à renforcer la centrale hydroélectrique afin de maintenir la production à un niveau minimal de 100 MW. C’est à ce titre que l’idée de construire une centrale solaire photovoltaïque de 70 MWac été retenue.
Les présents termes de référence (TDR) s’articulent autour des points suivants :
Etat des lieux du secteur de l’électricité
Généralités
L’accès à l’électricité au Niger compte parmi les plus bas dans la sous-région avec un taux de 15,72% (rapport SIE, 2020). La grande disparité est flagrante entre Niamey la capitale et les autres centres urbains. L’électrification rurale au niveau national est en dessous de 5%, alors que l’électrification urbaine varie entre 20 et 40 % et approche 70 % à Niamey. En outre, la consommation électrique par habitant demeure assez basse: 1 000 kWh /an à Niamey et moins de 500 kWh/an ailleurs.
Hors l’activité du secteur minier, la pointe saisonnière annuelle enregistrée se situe à environ 230 MW et la pointe journalière de la zone autour du fleuve Niger est de 150 MW. Le gouvernement Nigérien s’est doté d’une Stratégie nationale d’accès à l’électricité (SNAE) développée qui a pour ambition, de porter le taux national d’accès à 80% à l’horizon 2035. Parmi les options techniques retenues figurent la modernisation, le renforcement, l’extension et la densification des réseaux de transport et de distribution existants ainsi que la construction de nouveaux réseaux de transport et de distribution (raccordement au réseau électrique de la NIGELEC).
Grâce à l’importation de l’énergie depuis le Nigéria, la demande électrique a enregistré une
croissance remarquable, ce qui a incité le gouvernement Nigérien de conduire une politique
d’encouragement à l’investissement dans le domaine de la production électrique. Selon le plan d’investissement à moyen terme 2012-2026 et révisé en 2016, la NIGELEC a prévu une
croissance annuelle de 10% sur les dix (10) prochaines années.
Pour répondre à la forte croissance de la demande et pallier les fréquentes coupures d’alimentation électrique pour surcharge du réseau, une première phase de la centrale thermique Diesel de 80 MW a été mise en service en 2017 (Gorou Banda). La première centrale solaire du Niger d’une capacité de 7 MWc installée à Malbaza, a été mise service en 2018.
Le projet de barrage électrique (projet de Kandadji) sur le fleuve Niger est en cours de construction, pour une mise en service prévue en 2028, ce qui permettra de fournir une puissance de 130 MW pendant au moins cinq (05) mois de l’année et 30 MW en saison sèche.
D’autres projets importants de production en cours de préparation, portent sur la deuxième phase du projet de la construction de la centrale thermique de Gorou-Banda, avec une tranche de20MWpour atteindre les 100 MW initialement prévus. L’installation de deux centrales thermiques en PPP dont une à Niamey, d’une capacité installée de 89 MW, et une de 23 MW à Zinder, le raccordement au réseau de Niamey de deux (2) centrales solaires PV de 30 et 60 MW à Gorou-Banda ainsi que d’autres centrales solaires prévues dans les chefs-lieux de régions dont une de 10 MW à Dosso, une centrale hybride (PV et Diésel) de 19 MW à Agadez et une autre de 20 MW à Maradi. Il existe également le projet de construction d’une centrale thermique à charbon de 600 MW (1ère phase d’une capacité de 600 MW) alimentée par le gisement de Salkadamna, dont la mise en service est prévue autour de 2027 ainsi que d’autres unités de production à combustibles fossiles pour approvisionner les centres urbains d’Agadez, Zinder, Maradi et Tahoua. Avec l’appui de la Banque Mondiale (BM), il est aussi envisagé l’hybridation de certains centres isolés à centrales diesel, à hauteur de 9 MW.
Les réformes institutionnelles engagées par le Gouvernement du Niger visent la mise en place des mesures d’amélioration de l’efficacité en vue du développement durable du secteur électrique. Le cadre institutionnel du secteur vient d’enregistrer la création d’une Autorité de Régulation du Secteur de l’Energie (ARSE) pour les deux secteurs de l’électricité et du pétrole segment aval. De plus, un nouveau Code de l’électricité a été adopté et promulgué en 2016. Les textes d’application de la loi portant création de l’ARSE ont été adoptés récemment en 2016. Le Code réseau a été adopté en 2019.
Les objectifs du nouveau cadre règlementaire incluent la promotion de la participation du secteur privé dans la production d’énergie, l’intégration du Niger dans le marché régional de l’électricité, la création d’un régulateur indépendant et la garantie d’un secteur électrique durable sur les plans économique et financier. Il visera aussi le maintien de l’équilibre économique et financier du secteur et de l’entreprise chargée de la gestion du secteur à travers des tarifs qui reflètent les coûts sur le moyen terme et de mettre en œuvre d’autres mesures censées améliorer la performance opérationnelle et financière de la NIGELEC, basées sur l’audit de la NIGELEC effectué en 2014.
Le réseau de transport d’électricité du Niger
Le système électrique du Niger, exploité par la NIGELEC, est fragmenté en plusieurs zones non connectées entre elles, auxquelles s’ajoutent des centres isolés qui sont approvisionnés (en permanence ou pour quelques heures seulement) par des centrales autonomes dotées de petits générateurs fonctionnant au diesel. La carte ci-dessous est la carte électrique de la zone fleuve dans laquelle est localité le site Kandagi
Le réseau Ouest appelé Zone Fleuve, comprend la capitale Niamey et les régions de Dosso et
Tillabéry. Ce réseau est alimenté par une ligne d’interconnexion de 132 kV avec le nord du Nigeria (poste de Birni-Kebbi), la centrale thermique Istithmar et la centrale thermique de Gorou
Banda. Deux lignes 66 kV prolongent la ligne d’interconnexion 132 kV vers Karma, Lossa, Tillabéry, Kollo et Say. En outre, plusieurs lignes de liaison en 20 kV et 33 kV permettent de
desservir un grand nombre de localités dans les régions de Tillabéry et Dosso à partir des différents postes sources. La Zone Fleuve représente 72% de l’approvisionnement de la NIGELEC.
La Zone dite Niger Centre Est (NCE) comprend les régions de Zinder, Maradi et Tahoua et
quelques-uns des plus grands sites industriels du Niger, comme la cimenterie de Malbaza. La demande d’électricité augmente rapidement dans cette zone, dont l’approvisionnement est assuré
en partie par une deuxième interconnexion avec le Nigeria, à partir du poste de Katsina (Ligne 132 kV Katsina-Gazaoua-Zinder-Maradi-Malbaza). La ligne d’interconnexion est prolongée par
une liaison 66 kV partant de Malbaza jusqu’à Illéla. Les postes sources de Gazaoua, Maradi, Zinder, Malbaza et Illéla desservent plusieurs lignes 20 kV et 33 kV.
Les zones Fleuve et Centre Est représentent plus de 90 % de la consommation
d’électricité du Niger.
La Zone Nord est approvisionnée principalement par la SONICHAR (Société Nigérienne du
Charbon d’Anou Araren), qui exploite une centrale électrique au charbon local, développée pour fournir de l’électricité aux opérations du secteur des industries extractives et aux
centres urbains s’y rapportant, comme Arlit et Agadez.
La Zone Est, située dans la région orientale du pays (région de Diffa), est alimentée en électricité à partir de petites unités thermiques fonctionnant au diesel. Une ligne d’interconnexion en 33 kV relie Diffa à Damasak (Nigéria) assurait l’essentiel de son approvisionnement en énergie électrique avant l’avènement de l’insécurité.
Les centres isolés (plus de 144) éparpillés sur tout le territoire, font l’objet d’hybridation solaire pour un certain nombre d’entre eux (30).
Parmi les projets de développement du réseau de transport, il est prévu :
;
Développement de la production solaire au Niger et son intégration au réseau
Le pays dispose de conditions climatiques favorables à la production solaire. Cependant, la
première centrale solaire d’une capacité de 7 MWc a été mise en service seulement en 2018 à
Malbaza et la deuxième centrale photovoltaïque de 30 MWc à Gorou Banda a été mise en service en 2023.
Plusieurs autres projets solaires sont par ailleurs en cours notamment la construction d’une centrale hybride PV-Diesel de 19 MW (13 MWc solaire PV et 6 MW diesel) à Agadez, l’hybridation PV-Diesel de trente centres isolés. Une étude de faisabilité a par ailleurs permis d’identifier 3 sites favorables à l’installation de centrales solaires PV raccordées au réseau ; il s’agit d’une de 50 MWc à Gorou Banda en plus de celle de 30 MWc, une centrale de 20 MWc à Maradi et une centrale de 10 MWc à Dosso.
Le réseau du Niger étant faible avec peu de réserve tournante et des limitations en tension et
fréquence, le déploiement du solaire peut poser un risque à la stabilité du réseau. Ainsi, dans les limites de l’intérêt financier, ce projet solaire combinera PV avec batterie pour
réduire les besoins en réserve tournante et pour augmenter la pénétration du solaire au Niger et cependant le pic de demande du soir.
Objectifs de l’étude
L’objectif principal des présents termes de référence est la réalisation de l’étude de faisabilité du projet de construction d’une centrale solaire photovoltaïque avec stockage qui compensera à 100 MW la production hydroélectrique du barrage de Kandadji qui atteint 30 MW en période d’étiage.
A cet effet, il est spécifiquement attendu du consultant de procéder à :
Etendue des prestations
Le Consultant devra fournir des services conformément aux pratiques internationalement
reconnues en la matière. Il assurera également ses services d’une manière indépendante, conformément aux normes internationales acceptables et aux lois et règlements en vigueur au
Niger.
L’étude d’impacts environnemental et social (EIES), l’étude géotechnique du site
présélectionné seront assurés par d’autres bureaux d’études dans le cadre de contrats séparés. Le Consultant devra collaborer étroitement avec l’équipe de ces consultants en vue
de garantir l’achèvement de l’ensemble de l’Etude de Faisabilité dans les délais prescrits.
L’étendue des prestations de base devra consister à la fourniture sans s’y limiter, des livrables
ou des activités suivantes :
Programme de travail et détail des activités
Tache 1 : Collecte et Examen des Données
L’objectif principal de la collecte des données est de déterminer particulièrement :
Dans ce cadre, le Consultant collectera, examinera et compilera toutes les données pertinentes juridiques, techniques, économiques et de coûts sur la production et le réseau de transport, indispensables à la conduite de l’étude.
Pour ce qui concerne les données physiques et socio-environnementales des sites potentiels, le
Consultant collectera entre autres les données :
Le Consultant devra notamment estimer le dépôt de poussière ou de sable sur les installations du site et analyser l’impact correspondant sur la performance des panneaux ;
Ces données seront complétées par des visites sur Site.
Les données du réseau sous un format SIG seront mises à la disposition du Consultant. Les caractéristiques du site seront reprises dans le rapport de données. Ces caractéristiques seront également fournies sous un format SIG approuvé par le Ministère chargé de l’Energie et l’ABK.
Le consultant analysera les différentes études déjà réalisés : plan de développement de la
production d"électricité au moindre coût, études de réseau et études d’intégration et de
développement de projets de production (solaires et autres). Les conditions de raccordement
permettront de définir la limite de fourniture de la centrale solaire et d’étudier le point de connexion au réseau, le niveau de tension requis, les règles de raccordement et
d’exploitation de la centrale solaire, le design du poste électrique de livraison, la ligne d’évacuation ainsi que l’extension du poste de raccordement au réseau afin de préciser ses
caractéristiques techniques principales et optimiser son fonctionnement. Les données couvriront, sans s’y limiter :
Tache 2 : Détermination du site
Identification préliminaire du site d’implantation
Il a été pré-identifié que la production de la centrale est envisageable pour une évacuation de
l’énergie sur le site de Kandadji : poste de Kandadji. Cependant, le consultant devra effectuer une analyse détaillée de ce site ou d’autres sites d’implantation pour confirmer la
capacité et la pertinence de ce poste et déterminer pour le site Kandadji l’implantation de la centrale solaire. La proposition et l’analyse de ce site sera effectuée en étroite
collaboration avec le Ministère chargé de l’Energie et l’ABK.
La centrale solaire étant de puissance importante, elle devra directement être connectée à une sous-station du réseau de transport (et donc à une distance raisonnable de celle-ci). La localisation de la ligne et de la sous-station sera fournie par SIG. La localisation des zones protégées ou à éviter y sera ajoutée, ainsi que les informations sur le relief, la végétation, les cartes d’ensoleillement et toute autre information utile dans la sélection de la zone préférentielle d’implantation.
Une étude du réseau préliminaire sera également effectuée pour évaluer la capacité d’injection sur le poste, tenant compte de la localisation des charges, de la production et des capacités de transit.
Etude Préliminaire d’Intégration dans le Réseau
Une étude préliminaire d’intégration dans le réseau permettra d’appuyer la finalisation du choix du site. Une étude de stabilité complète du réseau avec les investissements requis sera développée.
Le Consultant analysera la capacité et les spécifications techniques du poste de
raccordement sélectionné et complétera, si nécessaire les données relevées sur le terrain
pour confirmer ou infirmer la viabilité du site présélectionné. L’étude d’intégration (Etude
d’écoulement de charge et du plan de tension) dans le réseau se fera avec un logiciel compatible avec PSS/E pour une grande centrale solaire avec stockage par batteries et sera affiné par
les études financières.
L’analyse des impacts de la production de la centrale solaire sur la stabilité du réseau sera réalisée par une modélisation statique et dynamique du réseau particulièrement aux cas extrêmes d’exploitation du réseau. Cette modélisation comprend les moyens de production existants et planifiés, les lignes et les postes de transformation. Elle permettra l’analyse technique du point de vue des flux de puissance, du plan de tension, des courants de court- circuit et protections, des harmoniques et de la stabilité en régime permanent et transitoire.
La démarche d’analyse technique est décomposée en 2 phases :
Phase 1 : Modélisation
Le consultant effectuera une collecte des informations auprès du Ministère chargé de l’Energie et des acteurs nationaux afin de prendre en compte le parc de production et le réseau existant ainsi que les nouveaux projets d’infrastructures planifiés (production, transport) à court et moyen terme.
Les données minimales suivantes seront collectées :
Sur cette base, le Consultant préparera :
Le modèle portera sur le réseau dans sa configuration à l’horizon de la mise en service de
la centrale solaire et à l’issue de ces connexions.
Phase 2 : Etude d’écoulement de charge et stabilité en tension
Ce calcul fondamental définira la répartition de charge (Load Flow) en déterminant les
puissances actives et réactives transitant par chaque ouvrage, le plan de tension dans tous les
nœuds du réseau, et cela aussi bien au moment de la pointe saisonnière ou annuelle qu’au
moment du creux de charge.
Ces calculs de Load flow seront réalisés aussi bien à l’état normal de fonctionnement du réseau qu’à l’état perturbé suite à un incident, règle « n-1 » (perte de la centrale de plus grande puissance). L’étude d’écoulement de charge concernant le fonctionnement en régime statique portera sur les questions suivantes :
Ces calculs seront réalisés sur le réseau sans la centrale solaire (référence) et avec l’ajout de la centrale. Les capacités d’absorption sont vérifiées par les critères suivants :
Dans le cas du réseau de transport, l’influence de la centrale solaire sur les flux dans les lignes et les interconnexions actuelles et planifiées avec les pays voisins (Nigeria, Burkina Faso, Bénin,) sera étudiée pour définir les principes de réglage de tension et fréquence.
Cette phase comprend les tâches suivantes :
Les résultats attendus de cette étude sont :
Identification de Parcelles de Terre Potentielles
Le Consultant devra identifier un terrain capable d’accueillir la centrale solaire autour du poste de raccordement sélectionné en fonction d’une revue du cadastre, des zones sensibles environnementales, des zones d’habitations (hameaux/villages etc.), des terres agricoles, des particularités géotechniques de la zone, de l’irradiation solaire et de l’accès.
L’analyse portera entre autres sur la viabilité environnementale du site en collaboration
avec le consultant en charge de l’étude environnementale, les possibilités de raccordement
au réseau, du mouvement de l’énergie et de la capacité de transit du réseau.
Des discussions avec les collectivités locales devront être tenues pour s’assurer de la
disponibilité du terrain et de sa potentielle allocation pour la centrale solaire.
Sélection du Site Final
Le Consultant présentera les résultats de l’étude préliminaire d’intégration et de l’identification du terrain et développera une analyse du site présentant son potentiel pour développer la centrale.
Le site final sera clairement identifié par ses coordonnées GPS et un bornage approximatif
des limites du terrain.
Le Consultant devra souligner les risques potentiels du site et travaillera en étroite
collaboration avec les équipes juridiques des différentes parties prenantes et du consultant
en charge de l’EIES pour tout ce qui est clauses de sauvegarde et vérification du foncier.
Tache 3 : Conception Technique Préliminaire
Les prestations à fournir par le Consultant dans le cadre de la présente étude devront couvrir
notamment toutes les études préliminaires techniques qui permettront d’établir les cahiers
des charges opérationnelles des installations, équipements et travaux de la centrale solaire. La
conception préliminaire permettra notamment de :
Le Consultant identifiera les questions fondamentales que l’étude doit prendre en considération en vue d’assurer que le projet soit économiquement viable sur la base de son coût total actualisé, la durée de vie minimum du projet et la technologie PV avec stockage par batteries.
Ces questions doivent inclure les points suivants :
Ces 3 paramètres seront analysés pour évaluer l’impact sur le contrat, la répartition des
investissements et le coût de production et/ou prix de cession associé.
Le choix des technologies proposées devra veiller à minimiser les problèmes d’exploitation, de maintenance ou de réparation des équipements. On se limitera d’autre part à des technologies déjà éprouvées d’un point de vue industriel, ayant fait l’objet d’une exploitation continue de 5 ans minimum (à l’exception du stockage ou le critère principal sera lié à sa pertinence pour l’utilisation précisée).
Les variantes étudiées devront aussi considérer en détail le mode d’exploitation du système
national permettant d’intégrer au mieux la production d’origine solaire.
Le Consultant proposera un nombre limité d’options de fonctionnement à examiner au maximum (3) avec l’accord du Client. L’analyse des alternatives et options de fonctionnement à examiner se basera sur un nombre limité de scénarios réalistes de développement du réseau national, des interconnexions et des moyens de production en exploitation et planifiés au Niger.
Ces scénarios devront se baser sur les plans de développement proposés par le
Gouvernement du Niger dans le cadre de l’étude de stabilité du réseau de transport, et être validés par l’ensemble des parties prenantes de l’étude. Le Consultant proposera un
modèle pour effectuer les simulations nécessaires avec et sans la centrale solaire.
Tache 4 : Etude de Stabilité Transitoire au Réseau pour Technologie Finalisée
Le Consultant devra développer une étude détaillée de raccordement au réseau, basée sur celle
développée définie dans la Tache 2. Cette étude couvrira le poste d’évacuation, la ligne
d’évacuation et le poste de raccordement au réseau HTB, éventuellement aussi
identifier tous les renforcements et/ou améliorations nécessaires du réseau : postes, systèmes SCADA, centre de pilotage du mouvement d’énergie au Niger et de communications
éventuellement requises.
Cette étude analysera l’impact de la centrale solaire sur la stabilité dynamique de l’ensemble du réseau afin de vérifier entre autres l’impact de la production solaire lors de fortes intermittences par rapport à la puissance totale du parc de production et un taux excessif d’intégration de centrales solaires PV dans le parc national de production conduisant à une faible inertie (réserve tournante) et à une sensibilité importante de la fréquence en cas d’incident. La réponse de décharge des batteries de stockage lors de l’intermittence sera par conséquent simulée pour préserver la stabilité du réseau.
L’étude permettra de définir le taux d’intégration limite de l’énergie solaire pour lequel tout dépassement peut conduire à des variations de fréquence excessives. Les points suivants seront affinés :
L’étude dynamique proposée aura pour objectif d"analyser le comportement transitoire du système électrique étudié face à des perturbations de fortes amplitudes (perte de production due à l’intermittence solaire, mais aussi interconnexion ou centrales thermiques) pendant la pointe ou autres conditions pénalisantes.
L"état initial du réseau est celui déterminé par l"étude statique en situation de po