West Africa Unique Identification for Regional Integration and Inclusion - Phase 2 ( - Тендер #58225418)
Поделиться
Для перевода текста тендера на нужный язык воспользуйтесь приложением:
Страна: международный Организатор тендера: The World Bank Номер конкурса: 58225418 Дата публикации: 18-10-2024 Источник тендера: Тендеры всемирного банка
Продвигайте Вашу продукцию на мировые рынки
Доступ к полной информации по данной закупке закрыт. Зарегистрируйтесь для получения бесплатных рассылок по новым тендерам и просмотра дополнительной информации. .
Регистрация
NOTICE AT-A-GLANCE
Project ID
P169594
Project Title
West Africa Unique Identification for Regional Integration and Inclusion - Phase 2
Country
Western and Central Africa
Notice No
OP00316385
Notice Type
Request for Expression of Interest
Notice Status
Published
Borrower Bid Reference
NE-WURI - NIGER-452214-CS-QCBS
Procurement Method
Quality And Cost-Based Selection
Language of Notice
French
Submission Deadline Date/Time
Oct 17, 2024 10:00
Published Date
Oct 17, 2024
CONTACT INFORMATION
Organization/Department
West Africa Unique Identification for Regional Integration and Inclusion - Niger
MINISTERE DE L’INTERIEUR, DE LA SECURITE PUBLIQUE ET DE L’ADMINISTRATION DU TERRITOIRE
------------
SECRETARIAT GENERAL
-------------
Projet d"identification unique en Afrique de l"Ouest pour l"intégration et l"inclusion régionale (WURI-Niger)
Unité de Coordination du Projet
BP 10927 Tél. 20350935/36
NIF 92 207/A
Avis de manifestation d’intérêt Recrutement d’une ONG chargée de la mise en œuvre des activités de prévention et de réponse aux violences basées sur le genre (VBG), exploitation et abus sexuels, harcèlement
sexuel dans les zones d’intervention du Projet WURI Niger
Le Gouvernement de la République du Niger a reçu un financement de la Banque mondiale, et a l’intention d’utiliser une partie de ce financement pour effectuer les paiements au titre pour
le recrutement d’une ONG chargée de la mise en œuvre des activités de prévention et de réponse aux violences basées sur le genre (VBG). Le projet d’identification unique pour
l’intégration régionale et l’inclusion en Afrique de l’Ouest (WURI-Niger Unité de Coordination du Projet BP 10927 - Niamey (Niger) Fixe : (+227) 20 35 09 35 / 36 sis au quartier
Francophonie, invite les Firmes de Consultants (« Consultants ») admissibles à manifester leurs intérêts à fournir les services décrits ci-dessus.
Les Consultants intéressés doivent fournir les informations démontrant qu’ils possèdent les qualifications requises et les expériences pertinentes pour l’exécution de la mission. Les
critères pour l’établissement de la liste restreinte sont les suivants :
L’ONG doit aussi être :
Être une organisation nationale légalement constituée au Niger ;
Avoir au moins cinq ans d’expérience dans le domaine de la prévention et réponse aux VBG, l"expérience en matière de prévention et de réponse à l"EAS/HS sera une valeur ajoutée ;
Avoir des activités en cours dans la lutte contre les VBG ou protection des femmes ou des enfants dans la zone de mise en œuvre du projet ;
Avoir une excellente expérience dans tous les domaines suivants : (a) Mobilisation communautaire et promotion du changement des comportements ; (b) Formation et promotion du changement des
comportements ; (c) Aménagement des espaces sûrs pour les femmes et les filles ; (d) Gestion des cas, soutien psychosocial et psychologique ; (e) Référencement médical et mise en place des
conventions de collaboration avec les structures sanitaires compétentes, et (f) Assistance juridique ;
Avoir une expérience dans la collecte de données éthique sur la prise en charge des survivant(e)s de VBG ;
Avoir un code de bonne conduite et une politique interne claire visant la prévention et la réponse de l’exploitation et de l’abus sexuels et du harcèlement sexuel, y compris un plan
régulier de formation du personnel conforme aux standards minimums du projet ;
Expérience dans le renforcement des systèmes locaux de redevabilité, y compris la formation et sensibilisation sur la prévention de EAS et du HS ;
Disposer des ressources matérielles et humaines nécessaires pour l’accomplissement de la mission dont une équipe de projet constituée des personnes avec des qualifications et
expériences suffisantes au regard de la mission ;
Tenir une comptabilité et avoir réalisé les deux dernières années au moins un audit financier par des cabinets d’audit reconnus et réputés ; et
Faire preuve d’un bilan positif de mise en œuvre des projets financés par les bailleurs de fonds internationaux.
Il est porté à l’attention des Consultants que les dispositions des paragraphe 3.16 et 3.17 du Règlement de Passation des Marchés de la Banque mondiale pour les Emprunteurs sollicitant le
Financement de Projets d’Investissement (Fournitures, Travaux, Services Autres que des Services de Consultants et Services de Consultants) en date de juillet 2016 (révisé en novembre 2017,
août 2018 et novembre 2020), relatives aux règles de la Banque mondiale en matière de conflit d’intérêts, sont applicables.
Les Consultants seront sélectionnés selon la méthode qualité et coût, telle que décrite dans le Règlement de Passation des Marchés de la Banque mondiale pour les Emprunteurs sollicitant
le Financement de Projets d’Investissement (Fournitures, Travaux, Services Autres que des Services de Consultants et Services de Consultants) de Juillet 2016 (révisé en novembre 2017, août
2018 et novembre 2020).
Les manifestations d’intérêt doivent être déposées sous pli fermé ou par email en version PDF, au plus tard le lundi 04 novembre 2024 à 10h00 (GMT+1). Les Candidats
intéressés peuvent obtenir les termes de référence ou demander des informations supplémentaires en se rendant dans les locaux de l’Unité de Coordination du Projet du lundi au jeudi de
9h00 à 17H 30 ou le vendredi de 09 H 00 à 12h20, ou en écrivant à seybou.hamadfonda@gmail.com, avec copie àabdourazakhe@hotmail.com.
Recrutement d’une ONG chargée de la mise en œuvre des activités de prévention et de réponse aux violences basées sur le genre (VBG), exploitation et abus sexuels, harcèlement
sexuel dans les zones d’intervention du Projet WURI Niger
SEPTEMBRE 2024
1. CONTEXTE ET JUSTIFICATION
Le Projet d’Identification Unique en Afrique de l’Ouest pour l’Intégration et l’Inclusion Régionale (WURI-Niger) est initié par le Gouvernement nigérien représenté par le
Ministère de l‘Intérieur et de la Décentralisation avec l’appui financier de l’Association Internationale de Développement (IDA).
À travers WURI, la Banque mondiale se propose d’appuyer les pays de la zone CEDEAO à se doter de systèmes d’identification de personnes robustes et sécurisés à travers des plateformes
d’échange et de partage de données biographiques et biométriques.
Le système qui sera mis en place par WURI, attribuera un numéro d’identification unique (NIU) et des justificatifs d’identité aux personnes enregistrées, contribuant en cela à
augmenter le nombre de personnes ayant une preuve d"identité juridique reconnue tout en leur facilitant l’accès aux services offerts par les prestataires publics et privés à travers le
territoire et dans la sous-région.
Grâce à WURI, le Niger pourra accélérer l’atteinte de l’objectif de développement durable (ODD) 16.9 qui vise à garantir à toute personne une identité juridique, notamment grâce à
l’enregistrement des naissances, conformément à la résolution A/70/L.1 adoptée par l’Assemblée générale de l’ONU du 25 septembre 2015 portant sur le Programme de développement
durable à l’horizon 2030.
Pour le cas du Niger, le projet WURI se veut être également une contribution pour la mise en œuvre de plusieurs sous-programmes du Plan de Développement Économique et Social (PDES),
notamment le sous-programme 5.8 intitulé « Intégration régionale et des échanges intra africain » et le sous-programme 8.1 intitulé « Amélioration des prestations publiques ».
Le Projet a pour objectif global d’augmenter le nombre de personnes détenteurs d’une preuve d"identité unique qui est reconnue par le gouvernement et qui facilite l"accès aux services
sociaux. Le Projet a trois composantes :
Composante 1 - Renforcer le cadre juridique et institutionnel : Elle identifiera et comblera toutes les lacunes du cadre juridique et institutionnel et financera la préparation, le
développement et la mise en œuvre des éléments juridiques et institutionnels nécessaires pour soutenir les systèmes fID robustes.
Composante 2- Mettre en place des systèmes fID robustes et inclusives : Elle financera la conception, le développement et la mise en œuvre de du système fID, qui créera des NIU liées aux
données biométriques collectées, conformément aux normes internationales. Cette composante soutiendra la production de justificatifs d"identité basiques à faible coût qui seront
délivrés gratuitement aux bénéficiaires.
Composante 3 - Faciliter l"accès aux services grâce aux justificatifs fID : s"appuyant sur la stratégie nationale d"identification pour la prestation de services élaborée dans le cadre de
la Composante 2, cette composante financera le cadre d"interopérabilité et d"échange sécurisé des données avec les systèmes des prestataires de services publics et privés afin de
permettre la vérification et l"authentification de l"identité via le système fID.
La Banque mondiale s"est engagée à prévenir et à atténuer les risques de Violences Basées sur le Genre (VBG) qui peuvent survenir dans la mise en œuvre des activités des projets. Ainsi
tous les projets élaborent une approche pour identifier les risques de violence liée au sexe, d"exploitation et d"abus sexuels (EAS) et de harcèlement sexuel (HS) qui peuvent apparaître et
à conseiller les pays clients sur la meilleure manière de gérer ces risques. Le niveau de risque EAS / HS du projet WURI Niger a été évalué comme Substantiel.
Le projet WURI Niger à travers l’enregistrement de masse de la population résidente sur le territoire Nigérien suscitera un afflux important de travailleurs. L’installation des
travailleurs étrangers à une communauté peut accroître la demande de travail de sexe ou même augmenter le risque de traite des femmes à des fins de travail de sexe ou le risque de mariage
précoce dans une communauté où le mariage avec une personne salariée est considéré comme la meilleure stratégie de subsistance pour un/une adolescent (e). En outre, des salaires plus
élevés pour les travailleurs d’une communauté peuvent entraîner une augmentation des rapports sexuels transactionnels. Le risque de rapports sexuels entre travailleurs et mineurs, même
lorsque le rapport n’est pas transactionnel, peut également augmenter.
Les projets créent des changements dans les communautés dans lesquelles ils opèrent et peuvent provoquer des changements dans la dynamique du pouvoir entre les membres de la communauté et
au sein des ménages. Par conséquent, des comportements abusifs peuvent se produire non seulement entre le personnel affecté au projet et ceux qui vivent sur le site du projet et aux
alentours, mais aussi au sein des foyers des personnes affectées par le projet.
L’insécurité des femmes et des filles augmente en raison du manque d’options de transport appropriées. Le fait de se rendre au travail (centre d’enrôlement) et d’en revenir peut
dans certains contextes forcer les femmes et les filles à emprunter des trajets dangereux, mal éclairés ou des transports publics peu sûrs. Le risque de violence est accru lorsque les
femmes doivent parcourir de longues distances pour accéder à des possibilités d"emploi ou sont forcées de voyager la nuit ou même pour se faire enrôler.
C’est pour toutes ces raisons que la Note de Bonnes Pratiques a été préparée pour aider les équipes de projet à définir une approche permettant de déterminer les risques de VBG, en
particulier d’EAS ainsi que de HS, que peuvent présenter des opérations de financement de projets d’investissement (FPI) comportant des marchés de grandes activités, et de conseiller en
conséquence les Emprunteurs sur la meilleure façon de gérer ces risques.
La Note s’appuie sur l’expérience de la Banque mondiale et sur les bonnes pratiques en usage dans ce secteur au niveau international, y compris celles d’autres partenaires de
développement.
Les nouvelles normes environnementales et sociales de la Banque (NES) contiennent des exigences spécifiques relatives à l"identification et à l"évaluation des risques et impacts
environnementaux et sociaux associés aux projets financés par la Banque mondiale. Cette Note de bonnes pratiques renseigne les équipes de projet sur les bonnes pratiques permettant de gérer
les risques et effets de EAS/HS dans le contexte du Cadre environnemental et social, notamment les Normes environnementales et sociales ci-après, ainsi que les mesures de sauvegarde
antérieures au Cadre :
NES n0 1 : Évaluation et gestion des risques et effets environnementaux et sociaux ;
NES n0 2 : Emploi et conditions de travail ;
NES n0 4 : Santé et sécurité des populations ;
NES n0 10 : Mobilisation des parties prenantes et information.
Les présents termes de référence (TDR) sont élaborés pour recruter une ONG spécialisée dans la prévention et réponse aux VBG, y compris aux EAS et au HS, qui sera chargée d’appuyer
le projet dans la prévention, l’atténuation et la réponse à ces risques dans le cadre de sa mise en œuvre.
2. CONTEXTE NATIONAL DES VIOLENCES BASEES SUR LE GENRE (VBG)
Malgré toutes les dispositions internationales et nationales pour l’égalité des droits et l’élimination de toutes formes de discrimination à l’égard des femmes, on note une
persistance des violences basées sur le genre au Niger, comme le démontrent plusieurs études. Selon l’étude sur l’ampleur et les déterminants des Violences Basées sur le Genre au
Niger (2015), le taux de prévalence des violences tout type et tout sexe confondu est de 53%.
La prévalence nationale des VBG est de 28,4% (Etude sur l’ampleur et les déterminants des Violences Basées sur le Genre au Niger (2015)). Derrière ce taux qui est une moyenne, se cache
ceux des enfants et des femmes, beaucoup plus élevés. En effet, 63% des enfants du Niger subissent au moins un des types de violences citées plus haut. Selon la même étude, le taux de
prévalence au sein de la population féminine est de 60% ; les femmes sont donc plus susceptibles d’être victimes de Violences Basées sur le Genre au Niger. Ces violences prennent les
formes d’agression sexuelle, viol conjugal, privation de droit économique, exploitation du travail de la femme et de la fille, etc.
En outre, avec les exactions liées à l’intégrisme religieux en cours dans le nord du Nigeria, « 2,7 millions de personnes sont déplacées dans la région du bassin du Lac Tchad en raison
de la violence. » La région de Diffa au Niger en paie un lourd tribut. Ainsi, ces déplacements de personnes privent les enfants de la scolarisation (salles de classes fermées ou occupées
par les réfugiés). L’autre conséquence est aussi la réduction des ressources locales conduisant à l’insécurité alimentaire et à la précarité économique exacerbées par un
sentiment d’insécurité générale et permanente lié aux attaques des groupes terroristes.
Les hommes sont soit enrôlés de force ou exécutés sommairement par les insurgés. D’autre part, les conflits dans les autres pays limitrophes du Niger ont provoqué des arrivées massives
de réfugiés en provenance du Mali, de la Lybie et de l’Algérie. Ainsi, en situation de conflit, tous les genres sont sujets à des Violences, les femmes et les adolescentes sont
particulièrement exposées aux violences sexuelles.
Les conflits, la militarisation et l’insécurité de certaines régions du pays (notamment celles de Diffa, Tahoua et Tillabéry) ont encore exacerbé des risques préexistants de VBG de
multiples manières :
(i) l’effondrement des filets de sécurité sociale et des relations de protection,
(2) les difficultés croissantes associées à l’accès à des services vitaux qui laissent les survivantes isolées et sans moyens d’obtenir des soins,
(3) l’affaiblissement de l’état de droit et le fait que la présence de l’État ne parvienne pas à assurer leur protection,
(4) le creusement des niveaux et de la gravité des inégalités entre les hommes et les femmes et
(5) les différentes manifestations de VBG, allant de la violence exercée par un partenaire intime (VPI) à l’exploitation sexuelle des femmes et des filles.
En outre, l’UNICEF estime que le Niger présente le taux de prévalence de mariages d’enfants le plus élevé au monde, avec 77 % des filles mariées avant l’âge de 18 ans (Enquête
démographique et de santé — EDS 2012) et 28 % avant 15 ans. L’âge médian du mariage des filles (15,7 ans) est inférieur d’environ neuf ans à celui des garçons (24,6 ans). Les
résultats de l’EDS 2017 n’étant pas été validés, on n’a pas pu actualiser les indicateurs avec des données récentes représentatives au niveau national.
Cet état de fait peut être exacerbé dans des situations d’insécurité élevée, car les familles peuvent considérer le mariage de leurs jeunes filles à des hommes plus âgés comme un
moyen de les protéger et d’améliorer leur accès à des ressources naturelles et financières. En outre, les indicateurs indirects relatifs aux normes sociales au Niger semblent révéler
une légitimation, un cautionnement et une promotion des VBG. Ainsi, battre son épouse est considéré comme justifié par 59,6 % des femmes (EDS 2012), contre 45,7 % en moyenne dans la
sous-région.
Au Niger, il n’existe pas de loi sur la violence domestique et les crimes contre les conjoints ou membres de la famille ne se traduisent pas en peines aggravées. Le GdN a toutefois pris des
mesures ces dernières années, avec l’appui de partenaires de développement, pour réduire les inégalités entre les hommes et les femmes, notamment des comités de protection de
l’enfant, une assistance du planning familial pour les adolescentes mariées et le maintien des filles à l’école, même en cas de grossesse ou de mariage, pour améliorer leur niveau
d’instruction. Ces efforts ont été soutenus par la série 2019-2020 de Financement à l’appui des politiques de développement (DPF, Development Policy Financing) de la Banque.
Dans le cadre des opérations de l’enregistrement de masse, les opérateurs vont coexister avec des communautés diverses, notamment des filles, des femmes et des enfants. Cela pourrait être
à l’origine d’éventuelles violences liées aux VBG/EAS/HS. A cela s’ajoute, la prévalence du mariage des enfants et des grossesses précoces, la mise en œuvre de certaines activités
du Projet dans les régions à haut niveau d"insécurité et de violence.
C’est pourquoi le projet WURI Niger compte recruter une ONG nationale qui interviendra dans les huit régions du Niger pour mettre en œuvre un ensemble d’activités visant à assurer la
prévention, l’atténuation et la réponse à l’exploitation et aux abus sexuels (EAS) et au harcèlement sexuel (HS).
3. OBJECTIFS DE LA MISSION
L’objectif général de la mission consiste à appuyer le projet WURI Niger dans la prévention, l’atténuation ainsi que la réponse aux risques d’EAS/HS liés à la mise en œuvre de
ses activités et, dans le soutien holistique aux survivant(e)s dans la zone du projet.
Les objectifs spécifiques de l’intervention de l’ONG sont :
Participer à la mise à jour régulière de la cartographie, à travers des consultations et approches participatives, des risques d’EAS/HS dans la zone d’intervention du projet, tant
au niveau de contexte, qu’en particulier les risques susceptibles d’être exacerbés et potentiellement prévenus par la mise en œuvre du projet, et de proposer des mesures de prévention
et d’atténuation efficaces et éthiques pour la mise en place par les différentes parties prenantes au projet ;
Concevoir et mettre en œuvre des campagnes de sensibilisation et prévention de ces risques aussi bien au niveau des communautés concernées qu’auprès des opérateurs chargés de faire
l’enregistrement de masse par le projet. Ces campagnes devront comprendre, entre autres, la sensibilisation et formation régulière des travailleurs et des communautés touchées par le
projet sur l’EAS et le HS, leurs causes et conséquences et les risques spécifiquement liés au projet, les services de réponse disponibles aux survivant(e)s, les standards de conduite du
projet et les sanctions prévues en cas de violation, le MGP, les façons de le saisir et ses objectifs, etc. Ces campagnes devraient reconnaître que l"EAS/SH fait partie d"un continuum de
discrimination et de violence contre les femmes et les filles (VCFF) ;
Assurer l’accès des survivant(e)s aux soins holistiques, y compris la prise en charge psychosociale, médicale et juridique/judiciaire, par le biais d’un protocole de réponses axé
sur la/le survivant(e) ;
Appuyer l’équipe de Sauvegarde Environnementale et Sociale du projet au sein de l’Unité de Coordination du Projet (UCP) dans la mise en œuvre du MGP et en particulier la saisie, la
gestion et le rapportage des plaintes liées aux EAS/HS lors de la mise en œuvre du projet, conformément au manuel du MGP qui sera développé et mis en place pour assurer une gestion
éthique et confidentielle des plaintes de VBG ; et
Appuyer le projet dans le suivi et évaluation des activités de prévention et réponse des EAS/HS de façon éthique.
4. MANDAT ET TÂCHES DE l’ONG
Les activités de lutte contre les EAS/HS dans le cadre du projet WURI Niger devront prendre en compte et contribuer à la mise en œuvre des principes suivants :
i. Axer son action sur les survivants(es) :
Privilégier une approche de prévention et d’atténuation des EAS/HS, et de lutte contre celles-ci, à travers un principe axé sur le ou les survivant(e)s et le respect de la
confidentialité et la sécurité les concernant, en reconnaissant les survivant(e)s comme principaux décideurs pour leurs propres soins et en les traitant avec considération, dignité et
respect pour leurs besoins et souhaits.
Mettre l’accent sur la prévention : opter sur des approches fondées sur les risques qui visent à identifier les principaux risques de VBG liés au projet et à contribuer à la mise en
place des mesures pour les prévenir ou les réduire au minimum.
Assurer l’appui aux survivant(e)s à travers la mise à jour de la cartographie des services existants dans les zones de mise en œuvre du projet, tout en évaluant la qualité des
services qu’ils offrent, afin de mettre en place un protocole de référencement et/ou prise en charge des survivant(e)s choisissant d’approcher les services. Le paquet minimum des services
devra inclure la prise en charge médicale, psychosociale et juridique, en conformité avec les directives nationales et les bonnes pratiques internationales, et offrir aux survivant(e)s
rapportant un incident lié au projet le référencement vers le mécanisme de gestion de plaintes du projet. Le projet WURI Niger utilisera la cartographie du portefeuille disponible au niveau
de l’équipe GEMS à travers l’outil de collecte des données Kobotool Box, l’ONG se chargera de sa mise à jour au moins une fois par an.
Engager les communautés par le biais du recrutement des points focaux communautaires, mobiliser des parties prenantes au sein de la population touchée par la mise en œuvre du projet
autorités locales, femmes leaders, organisations de la société civile, défenseurs de droits des femmes et des enfants, handicapés, vulnérables, en tant que sources de connaissance des
risques au niveau local, facteurs de protection efficaces et mécanismes de soutien tout au long du cycle de projet. L’engagement communautaire avec l’identification et appui aux points
focaux dans les communautés contribuera également au renforcement des capacités et à la pérennisation des efforts, assurant en même temps que les survivant(e)s aient accès aux
informations et services de façon immédiate et culturellement appropriée.
S’appuyer sur des données factuelles : Formuler des approches s’appuyant sur la recherche et les bonnes pratiques nationale et internationale portant sur la façon de lutter
efficacement contre les EAS et l’HS.
Permettre un suivi et un apprentissage continu : Faire en sorte que l’approche intègre un mécanisme de suivi et une analyse régulière afin de surveiller l’efficacité des
stratégies et de renforcer les connaissances sur ce qui fonctionne pour prévenir, atténuer et répondre aux EAS et HS dans le cadre du projet.
Mettre à jour la cartographie des services de prise en charge holistique existants dans les communautés de mise en œuvre du projet, y compris au moins les services médicaux,
psychosociaux et juridiques. Inclure dans l’exercice de cartographie l’évaluation de la qualité et accessibilité des services de base avec des standards minimums nationaux et
internationaux afin de pouvoir mettre en place un système de référencement à utiliser par le projet dans les différentes localités de mise en œuvre.
Développer un protocole de référencement et/ou prise en charge des survivant(e)s pour chaque communauté/localité à disséminer auprès des communautés et des travailleurs du projet
permettant la prise en charge et référencement éthique et non discriminatoire des survivant(e)s de VBG dans les zones de mise en œuvre du projet.
Assurer que le protocole ait à définir un paquet minimum des services, y compris au moins les services psychosociaux, médicaux et juridiques. Ce protocole se basera sur une cartographie
détaillée des services déjà existants dans les zones de mise en œuvre du projet, comme décrit plus haut, ainsi que sur une approche efficace, efficiente et conforme aux bonnes pratiques
pour combler les éventuelles lacunes. Le protocole de réponse proposé par l’ONG veillera à assurer le respect d’une approche axée sur la/le survivant(e), mettant en priorité à tout
moment le respect de sa confidentialité, sécurité, choix et droit à la non-discrimination. Il sera saisi pour répondre à tout rapport des incidents des EAS/HS auprès du projet,
indépendamment du processus de vérification et de l’identité de l’auteur.
Entreprendre une cartographie communautaire participative et régulière des « points chauds » de risques d’EAS/HS et des groupes les plus vulnérables, en particulier dans le contexte
de la mise en œuvre du projet.
Sur la base de la cartographie communautaire, la consultation des parties prenantes locales, l’Unité de Coordination du Projet (UCP) et les autres acteurs de mise en œuvre du projet,
identifier les activités spécifiques à entreprendre par les différentes parties prenantes du projet pour prévenir les risques de EAS/HS identifiés.
ii. Formation et sensibilisation
Déterminer et établir une stratégie de communication et sensibilisation communautaire, informer régulièrement de l’évolution de l’intervention et du calendrier de mise en œuvre
du projet ciblant les populations vivantes dans les zones riveraines du projet ainsi que les groupes particulièrement vulnérables (par exemple, les filles adolescentes, les filles mères, les
femmes chefs de ménage, les femmes déplacées, les femmes autochtones, les garçons vivant dans la rue ou sans abri, etc.). L’ONG devrait collaborer étroitement avec l’équipe de
sauvegarde sociale du Projet.
Établir un plan de formation régulier de tous les travailleurs employés par le projet, y compris une formation initiale et un plan de recyclage régulier à échéance selon le besoin
spécifique, en collaborant avec l’Unité de Coordination du Projet.
Préparer des messages de sensibilisation communautaire et formation des travailleurs et du matériel d’information, d’éducation et de communication (IEC) sur les risques d’EAS/HS
liés au projet, le MGP sensible aux EAS/HS , ainsi que le code de conduite et au contexte du pays en adaptant et en s’appuyant sur les outils existants et sur la cartographie des risques. Le
matériel de formation et sensibilisation devra respecter au moins les critères suivants :
Veiller à ce que le matériel de formation soit axé sur le droit humain, les survivant(e)s et les enfants et en conformité avec les principes directeurs en matière de VBG ;
Être non discriminatoire, axé sur l’égalité et les redevabilités, et sensible au genre ;
Adapter les messages de la prévention des EAS/HS aux risques spécifiquement liés au projet et aux stratégies de prévention mises en place par le projet, y compris les codes de
conduite, le mécanisme de gestion de plaintes et les services disponibles pour le survivant(e)s ;
Adopter une approche active et axée au changement des comportements en utilisant diverses approches éducatives et d’apprentissage pour les différentes couches ciblées;
Utiliser un contenu et une présentation culturellement appropriés ;
Veiller à ce que le matériel soit compréhensible, en langue locale et/ou élaboré à l’aide d’outils de communication adéquats et compréhensibles par tous les membres de la
communauté, y compris les personnes analphabètes ;
Utiliser un langage simplifié, et adapté au besoin de chaque couche pour relier les messages éducatifs.
Soumettre le matériel de formation et sensibilisation à l’UCP et à la Banque Mondiale pour validation et l’adapter à la suite des éventuels retours ;
Organiser un atelier de formation pour tester et adapter les outils et approches de formation et sensibilisation ;
Préparer un outil de pré-test et de post-test pour mesurer les changements dans les connaissances, attitudes, compétences et comportements des membres des communautés et des
travailleurs à la suite des sensibilisations ;
Mettre en place des campagnes de sensibilisation et prévention des EAS/HS au sein des communautés, en s’appuyant sur un réseau de point focaux identifiés localement ;
Assurer la formation du réseau des points focaux aux approches de sensibilisation des communautés et à la réponse et référencement des survivantes des VBG, ainsi qu’à des thèmes
spécifiques répondants aux risques d’EAS/HS liés au projet, identifiés au sein des communautés. Cette masse critique des points focaux de la communauté aura ainsi les outils pour
assurer que les survivant(e)s aient un réseau des personnes sûres dans les communautés vers qui pouvoir se tourner en cas de violences et être orientées vers les services appropriés en
temps opportun ;
Animer les consultations spécifiques dédiées aux femmes ;
Après une période de formation, appuyer les points focaux à mettre en place une campagne de mobilisation de la communauté ciblant les leaders d’opinion, les organisations
communautaires et les hommes et femmes influents qui jouent un rôle clé, en entretenant l’acceptation de certaines attitudes vis-à-vis des VBG/EAS/HS, les groupes les plus vulnérables aux
risques d’EAS/HS, et la communauté dans son complexe. Ces campagnes veilleront à inclure des messages sur les risques d’EAS/HS liés au projet, ainsi que les mesures d’atténuation,
prévention et réponse mises en place. Notamment, les points focaux contribueront à informer les différentes couches de la population sur les codes de conduite du projet, les sanctions y
résultant, le mécanisme de gestion des plaintes et les services disponibles pour le survivant(e)s, les façons de les saisir, le processus de gestion des plaintes, etc.
iii. Appui aux survivant(e)s
Assurer que le projet mette à disposition des espaces confidentiels accessibles aux femmes et filles où les survivant(e)s peuvent signaler les incidents de VBG, y compris ces présumés
liés au projet, à un personnel formé sans craindre pour leur sécurité et confidentialité ;
Fournir une prise en charge psychosociale initiale et un soutien intégré aux survivant(e)s de VBG souhaitant une orientation vers d’autres services ;
Veiller à ce que les survivants aient accès aux services médicaux, psychosociaux et juridiques nécessaires grâce au protocole de réponse et référencement établi dans le cadre du
projet et selon les besoins et choix de chaque individu ;
Assurer que l’assistance médicale reste la priorité pour les cas impliquant le viol et autres blessures physiques. Dans le cas d’un viol, l’aide doit être dispensée conformément
aux Guide de Gestion clinique des survivantes de viol de l"OMS et au protocole national en vigueur. Idéalement, cette aide doit être fournie dans les 72 heures. L’aide devra inclure au
moins une contraception d’urgence et une prophylaxie post-exposition pour prévenir la transmission du VIH vers une personne séronégative qui pourrait avoir été infectée lors d’un
incident de viol ;
Faciliter l’accès à des services sûrs et confidentiels pour les survivants(es) (y compris le transport, le paiement des frais de documentation et l’hébergement pour faciliter
l’accès aux services minimaux, le cas échéant), et s’assurer que la prise en charge soit fournie directement par les prestataires des services;
Garantir la prestation des services psychosociaux, médicaux et juridiques, si ces services n"existent pas dans la zone d"exécution du projet.
iv. Appui au mécanisme de gestion de plaintes du projet
Coordonner, à travers le système de référencement établi dans les zones de projet, le référencement des survivant(e)s vers le MGP confidentiel développé pour répondre aux
incidents de EAS/HS.
Appuyer le projet avec la saisie dans les zones non électrifiées et ou la plateforme électronique MGP n’est pas disponible, la documentation et le référencement des plaintes, en
conformité avec la structure du MGP sensible aux EAS/HS développée par le projet et en collaborant à diversifier les voies potentielles pour enregistrer une plainte ;
Appuyer le projet dans la gestion des plaintes, en plaidant pour le respect des principes directeurs dans la gestion des cas de VBG et assurant, le cas échéant, la confidentialité et la
sécurité de la/du survivant(e) pendant le processus de traitement et vérification de la plainte, ce qui sera géré par une structure indépendante composée de l’équipe de sauvegardes
environnementale et sociale et l’ONG VBG ;
Appuyer le projet pour la mise sur pied de plusieurs canaux de plaintes EAS/HS tels qu’une adresse mail, une ligne d’assistance téléphonique par exemple, les points focaux VBG et tout
autre canal adapté ;
Veiller à ce que toute collecte de données sur les EAS et HS, y compris les formulaires d’admission et de référencement et ceux relatifs au MGP, soit effectuée de manière
confidentielle et éthique et que les fiches soient gardées dans des endroits sûrs et confidentiels, en conformité avec les bonnes pratiques internationales.
v. Suivi et évaluation des activités
Développer et tester les indicateurs spécifiques pour assurer un suivi et une évaluation efficaces de toutes les interventions liées aux EAS/HS (prévention, atténuation des risques,
et réponse) ;
Mettre en place un système éthique de collecte des données sur les cas d’EAS/HS appuyé à travers le projet (conformément à ce qui est déjà en vigueur dans le pays) ;
Soumettre de façon agrégée, et en veillant à protéger la confidentialité, la sécurité et le consentement éclairé des survivant(e)s, des rapports mensuels sur les plaintes
présumées liées au projet et enregistrées ainsi que sur l’appui fourni aux survivant(e)s ayant rapporté des incidents liés au projet;
Rapporter, dans une échéance de 24 heures dès la réception, toute plainte d’EAS/HS présumée liée au projet et enregistrée, selon le protocole de partage d’information
préétabli par le projet et en conformité avec les recommandations de la Note de Bonne Pratiques EAS/HS et les considérations éthiques dans la documentation et le rapportage des
informations sur les incidents de EAS/HS ;
Soumettre des rapports mensuels d’analyse de la situation et au moins un rapport final de projet, qui seront partagés avec l’UCP et la Banque mondiale. Les rapports mensuels devront
inclure des données quantitatives et qualitatives, des indicateurs de suivi, des progrès vers les résultats attendus et les éventuelles adaptations nécessaires. Le rapport final résumera
les activités de lutte contre les EAS/HS mises en œuvre dans le cadre du projet et les leçons apprises au cours du projet, y compris des recommandations et des points d’action pour la
poursuite des mesures de prévention des VBG/EAS/HS à long terme ;
Collecter de façon trimestrielle et à travers des méthodes participatives des informations sur les risques de EAS/HS liés au projet et proposer des mesures d’atténuation de ces
risques à l’UCP pour la mise en œuvre par les différentes parties prenantes du projet.
5. RAPPORTS ET CALENDRIERS DES LIVRABLES
Les livrables attendus de l’ONG prestataire sont décrits ci-après :
1
Plan de travail avec calendrier
Calendrier
2
Actualisation de la cartographie des services de VBG existants et la mise en place d’un protocole de réponse et référencement/prise en charge des survivantes dans la zone
d’exécution du projet ou à environ 30 kilomètres de la zone d’exécution du Projet. L’UCP mettra à la disposition de l’ONG la liste de ses zones non couvertes. L’ONG sera
chargée de cartographier les prestataires de services VBG non pris en compte par les cartographies existantes.
Semestriel
3
Rapports de synthèse sur les consultations spécifiques dédiées aux femmes et aux filles mettant en évidence les thèmes clés et les risques critiques identifiés lors de chaque
réunion
Après chaque consultation
4
Évaluation des risques de VBG/EAS/HS liés au projet et proposition des mesures d’atténuation à l’UCP pour la mise en œuvre par les différentes parties prenantes du Projet.
Trimestrielle
5
Supports (présentations, documents, manuels, etc.) de sensibilisation et formation adaptés au contexte.
Avant chaque activité communautaire
6
Rapports de Formation des points focaux VBG dans les communautés riveraines de la zone d’exécution du Projet.
Après chaque formation
7
Rapports des séances de sensibilisation sur les questions de VBG/EAS/HS et de formation sur les codes de conduite et le plan d’atténuation des risques des EAS/HS destinées à tous
les employés du Projet de manière périodique.
Selon le besoin dans les différentes zones
8
Rapports des séances de sensibilisation des communautés riveraines aux centres d’enregistrement sur les questions de VBG/EAS/HS pendant les opérations d’enregistrement à une
fréquence déterminée par l’ONG.
Après chaque consultation
9
Procès-verbaux de prise en charge holistique des survivantes et orientation vers les services appropriés.
À chaque cas enregistré
10
Rapports donnant la synthèse des activités menées et les résultats obtenus par rapport aux indicateurs mis en place
Mensuel
11
Un rapport provisoire détaillant le plan d’action de l’ONG sera remis au plus tard 2 semaines après la signature du contrat. L’UCP formulera ses commentaires.
Un rapport définitif après intégration des commentaires de l’UCP sera déposé en deux (02) exemplaires papier et sous forme électronique sur Clé USB (en fichier Word), trois (3)
jours après leur réception par l’ONG.
Au plus tard 2 semaines après la signature du contrat
12
Le prestataire a l’obligation de transmettre à l’assistant MGP/VBG dans les 24 heures un rapport circonstancié pour tous cas d’incident VBG survenu dans sa zone
d’intervention. Ce rapport sera transmis au chef de projet de la Banque mondiale dans les heures qui suivent sur la base d’un protocole de partage d’information inclus dans les
procédures du MGP traitant les cas de EAS/HS.
À chaque enregistrement d’un cas de VBG concernant le projet
6. DUREE ET MODALITES DE REALISATION DES PRESTATIONS DE LA MISSION
La mission sera entreprise sur une période d’un (1) an renouvelable après une évaluation satisfaisante du client et de la Banque mondiale. Durant sa mission, l’ONG retenue devra
maintenir la présence obligatoire dans les huit (8) régions.
7. PROFIL DE l’ONG
L’ONG doit aussi être :
Être une organisation nationale légalement constituée au Niger ;
Avoir au moins cinq ans d’expérience dans le domaine de la prévention et réponse aux VBG, l"expérience en matière de prévention et de réponse à l"EAS/HS sera une valeur ajoutée ;
Avoir des activités en cours dans la lutte contre les VBG ou protection des femmes ou des enfants dans la zone de mise en œuvre du projet ;
Avoir une excellente expérience dans tous les domaines suivants : (a) Mobilisation communautaire et promotion du changement des comportements ; (b) Formation et promotion du changement des
comportements ; (c) Aménagement des espaces sûrs pour les femmes et les filles ; (d) Gestion des cas, soutien psychosocial et psychologique ; (e) Référencement médical et mise en place des
conventions de collaboration avec les structures sanitaires compétentes, et (f) Assistance juridique ;
Avoir une expérience dans la collecte de données éthique sur la prise en charge des survivant(e)s de VBG ;
Avoir un code de bonne conduite et une politique interne claire visant la prévention et la réponse de l’exploitation et de l’abus sexuels et du harcèlement sexuel, y compris un plan
régulier de formation du personnel conforme aux standards minimums du projet ;
Expérience dans le renforcement des systèmes locaux de redevabilité, y compris la formation et sensibilisation sur la prévention de EAS et du HS ;
Disposer des ressources matérielles et humaines nécessaires pour l’accomplissement de la mission dont une équipe de projet constituée des personnes avec des qualifications et
expériences suffisantes au regard de la mission ;
Tenir une comptabilité et avoir réalisé les deux dernières années au moins un audit financier par des cabinets d’audit reconnus et réputés ; et
Faire preuve d’un bilan positif de mise en œuvre des projets financés par les bailleurs de fonds internationaux.
8. PERSONNEL CLE
Afin d’assumer ses fonctions de façon efficiente, l’ONG doit proposer une équipe d’au moins quinze (15) personnes qui travaillera à temps plein. Cette équipe serait composée de :
(1) chef de mission, expert en genre, VBG et inclusion sociale disposant des qualifications suivantes:
Être titulaire d’un diplôme équivalent BAC+5 en sciences sociales, anthropologie, sociologie, études féminines, droit, développement social, développement communautaire, etc.)
Avoir au moins cinq (5) ans d’expérience professionnelle dans les évaluations des impacts des projets et programmes sur les groupes cibles, dans la promotion de l’égalité des genres
;
Avoir conçu et exécuté au moins trois (3) plans d’action pour un appui holistique aux survivants (es) de violences sexuelles ;
Avoir une connaissance des pratiques des agences de développement des principaux partenaires bilatéraux et multilatéraux serait un avantage.
(1) expert en suivi évaluation disposant des qualifications suivantes :
Au moins Bac+5, en Socio-économie, Statistiques, Planification, Sciences humaines, sciences sociales, Informatique, Gestion, ou tout autre domaine pertinent
Au minimum 5 années d’expérience reconnue en matière :
D’approche du cadre logique et autres approches de planification stratégique ;
De méthodes et approches de Suivi et Evaluation (quantitatives, qualitatives et participatives) de planification et mise en œuvre des systèmes de Suivi et Evaluation ;
De mise en place et au fonctionnement du Suivi et Evaluation ;
D’analyse de l’information, de modélisation de données, l’exploration de données et des techniques de segmentation et rédaction de rapport ;
D’animation d’ateliers d’analyse des données de S&E orientées vers la réflexion critique, pour des publics composés d’acteurs diversifiés.
D’un (1) assistant administratif disposant des qualifications suivantes :
D’un diplôme en administration, comptabilité, RH de niveau minimum (Bac + 3 ans) ou équivalent ;
Ayant une expérience professionnelle d’au moins cinq (5) ans à un poste en administration, logistique, RH dans une structure privée ou une administration publique ;
Ayant une bonne connaissance des logiciels informatiques courants (Word, Excel, power point, etc.) et de l’outil internet ;
Huit (8) Assistants Techniques en renforcement de capacités en genre et VBG disposant des qualifications suivantes:
Un diplôme universitaire (Bac + 4) en sciences sociales, droit, ou dans une discipline connexe (anthropologie, sociologie, études féminines, droit, développement social, développement
communautaire, etc.) ;
Compétence en communication interpersonnelle ;
Compétences en informatique (par ex, Word et Excel) serait un atout ;
Compréhension de la notion d"appui holistique aux survivantes de violences sexuelles ;
Capacité à participer de manière entièrement neutre et transparente aux activités du programme, en particulier en gardant la confidentialité dans le relais de l"information et le
contact avec les survivantes;
Maîtrise des langues locales parlées notamment Haoussa, Djerma, Fulfuldé, Tamasheq, Kanuri, Toubou, l’Arabe, Boudouma et Gourmantché selon les zones d’affectation;
Au moins 2 ans d"expérience professionnelle dans le domaine des violences basées sur le genre (l"appui psychosocial, suivi et référencement) et dans l"appui des organisations à base
communautaires et groupes de femmes ;
Expérience en sensibilisation et/ou animation communautaire de plusieurs groupes communautaires ;
Expérience à appuyer et former les agents et les organisations communautaires de façon formelle et informelle.
Huit (8) mobilisateurs sociaux/communautaires disposant des qualifications suivantes:
Être détenteur d’un diplôme d’Etudes Secondaires dans le domaine de développement communautaire ;
Une formation supplémentaire sur les Violences Basées sur le Genre serait un atout.
Justifier d’une expérience pertinente de 5 ans minimum dans le domaine de développement communautaire et de gestion de projets ;
Maitriser les méthodes d’animation communautaires et de gestion de projets ;
Maîtriser des logiciels courants de bureau (Word, Excel, Power Point) et le mailing ;
Posséder des habiletés à̀ planifier, organiser et prioriser les actions ;
Disposer d’un sens poussé de relations humaines, d’anticipation, d’analyse, de méthode, d’organisation, de responsabilités ainsi que de grandes capacités de négociation ;
Être capable de travailler dans un environnement multiculturel avec des équipes multidisciplinaires et multisectorielles ;
Avoir travaillé dans le domaine de protection (droits de l’Homme, VBG) serait un atout.
Портал отображает информацию о закупках, публикуемых в сети интернет и находящихся в открытом доступе, и предназначен для юрлиц и индивидуальных предпринимателей, являющихся участниками размещения государственного и коммерческого заказа.
Сайт использует Cookie, которые нужны для авторизации пользователя. На сайте стоят счетчики Яндекс.Метрика, Google Analytics и LiveInternet, которые нужны для статистики посещения ресурса.