Guinea Water and Sanitation Project (Гвинея - Тендер #70534235) | ||
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Страна: Гвинея (другие тендеры и закупки Гвинея) Организатор тендера: The World Bank Номер конкурса: 70534235 Дата публикации: 05-02-2026 Источник тендера: Тендеры всемирного банка |
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P179017
Guinea Water and Sanitation Project
Guinea
OP00424143
Request for Expression of Interest
Published
GN-GWSP-534172-CS-INDV
Individual Consultant Selection
French
Feb 24, 2026 16:00
Feb 03, 2026
Guinea Water and Sanitation Project
Mamady KAKORO
Ministere de l"Energie, de l"Hydraulique et des Hydrocarbures
Guinea
Guinea
+224622622085
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REPUBLIQUE DE GUINEE MINISTERE DE L’ASSAINISSEMENT, Travail – Justice – Solidarité DE L’HYDRAULIQUE ET DES HYDROCARBURES |
PROJET D’INTERCONNECTION ELECTRIQUE
Projet Eau et Assainissement de Guinée (PEAG)
APPEL A MANIFESTATION D"INTERET POUR LE RECRUTEMENT D’UN SPECIALISTE EN SAUVEGARDE ENVIRONNEMENTALE (CONSULTANT INDIVIDUEL)
AMI N° 01/MAHH/PEAG/2026
Secteur : Hydraulique
Date de début : 04 février 2026
Date de fin : 24 février 2026
La Guinée est un pays riche en eau, doté de 1 165 rivières et fleuves répartis sur 23 bassins versants, dont 14 sont partagés avec ses pays voisins, y compris les fleuves Niger, Sénégal et Gambie. A cet effet, la Guinée est membre des autorités régionales de bassins fluviaux, dont l’Autorité du Bassin du Niger, l’Organisation pour la Mise en Valeur du fleuve Sénégal (OMVS) et l’Organisation pour la Mise en Valeur du fleuve (OMVG). Pour tirer pleine profit de sa position stratégique afin de mobiliser ses ressources en eau de surface pour de multiples usages, la Guinée cherche à renforcer sa capacité à participer à ces plateformes transfrontalières.
Le pays dispose également d’importantes ressources en eaux souterraines (estimées à 13 000 milliards de m3)[1], très mal connues du fait de sa faible capacité institutionnelle pour surveiller et exploiter les eaux souterraines de manière durable. Malgré la réalisation de certaines études de modélisation des eaux souterraines, la prolifération des forages dans les grandes zones urbaines et leur impact potentiel sur les ressources en eau sont peu compris.
Le secteur de l’hydraulique urbaine en Guinée est confronté à des contraintes chroniques qui perpétuent le déficit d’accès à l’eau potable et entrainent une détérioration significative de la qualité du service. Ceci est le cas dans toutes les villes actuellement desservies par la Société des Eaux de Guinée (SEG). Le manque d’investissements majeurs depuis près de deux décennies contribue en partie à cette situation. Les installations et réseaux d’hydraulique urbaine ne desservent actuellement qu’une partie des populations des centres-villes, alors que les agglomérations urbaines se sont fortement étendues et peuplées. Ainsi, à ce jour, le taux d’accès global en zone urbaine sous la responsabilité de la SEG est d’environ 22% et ce avec une desserte par intermittente (délestage). Cette situation est loin de l’objectif de 75,6% du Plan National de Développement Économique et Social (PNDES 2016-2020). S’agissant du Grand Conakry, la desserte est de plus en plus perturbée depuis 2001 à cause du déficit croissant entre la production et la demande en eau, et du très fort taux de fuites d’eau dans les réseaux.
Le secteur de l’eau est sous la tutelle du ministère de l’Assainissement, de l’Hydraulique et des Hydrocarbures (MAHH), qui définit la politique relative aux ressources en eau et à l’approvisionnement en eau. Le MAHH est composé de plusieurs départements clés, dont la Direction Nationale de l’Hydraulique (DNH) qui est responsable du suivi des ressources en eau. Le Service National d’Aménagement des Points d’Eau (SNAPE) est responsable de la production d’eau pour le milieu rural, tandis que la Société des Eaux de Guinée (SEG) est une compagnie nationale chargée de fournir des services d’eau en zones urbaines.
Les infrastructures d’assainissement existantes exigent de gros investissements si l’on veut assurer des services adéquats à la population. En Guinée, le système de traitement des eaux est constitué d’un réseau d’égouts non fonctionnel et très peu développé dans quelques quartiers de la capitale Conakry et d’un système d’assainissement autonome dégradé, composé de latrines familiales et de fosses septiques, qui nécessitent des améliorations et la construction de stations de traitement des boues de vidange. Les aspects institutionnels et organisationnels, législatifs et réglementaires, techniques, socioéconomiques, sanitaires et environnementaux de l’assainissement urbain en Guinée appellent à la mise en place de reformes appropriées pour bien définir un cadre institutionnel du sous-secteur qui permettra de clarifier le rôle et les missions des acteurs. En plus, le Gouvernement s’est fixé pour objectif d’éliminer la défécation à l’air libre à l’échelle nationale à l’horizon 2020 et de fournir un paquet minimum de services d’eau, d’assainissement et d’hygiène (WASH) à 100 pour cent de la population à l’horizon 2030, ces objectifs sont loin d’être atteints malgré les efforts déployés en ces dernières années.
D’importantes réformes sont nécessaires pour pouvoir relever le défi de fournir un accès universel à l’eau et à l’assainissement à l’horizon 2030 et au-delà. Une première génération de réformes dans le secteur de l’eau a été réalisée entre 1989 et 1999 et avait conduit à la mise en place d’un contrat de gestion entre la SONEG (gestion du patrimoine, des investissements et des services de la dette) et la SEEG (opérateur en charge de l’exploitation et de la maintenance des services d’eau, de la facturation et de la relation clientèle). Cependant, après quelques bons résultats, les négociations pour le renouvellement du contrat de la SEEG n’ont pas abouti pour multiples raisons Depuis 2001, le secteur de l’eau en milieu urbain est géré par la Société des Eaux de Guinée (SEG)
Pour apporter des solutions aux défis cités ci-dessus, le Gouvernement de la République de Guinée a sollicité les partenaires techniques et financiers notamment la Banque Mondiale pour mobiliser le financement requis pour la réalisation des travaux des trois phases du Schéma Directeur d’Alimentation en Eau Potable du Grand Conakry à l’horizon 2040 afin d’une part de résorber le déficit en eau potable de Conakry persistant depuis 2001 et d’autre part de couvrir les besoins en eau jusqu’en 2040.
La Banque Mondiale a longtemps soutenu le secteur de l’hydraulique urbaine en Guinée y compris par le récent « Projet Urbain Eau de Guinée » (PUEG), financé depuis 2017 par un don de 30 millions de dollars.
Compte tenu de l’urgence ci-dessus signalée et des enseignements tirés du projet PUEG, la Banque Mondiale a prévu une contribution de 200 millions de dollars, correspondant à environ un tiers, du montant nécessaire au financement de la Tranche 1 du Schéma Directeur sous réserve de mobilisation confirmée d’autres fonds pour compléter le montage financier de cette tranche.
Plusieurs autres partenaires au développement ont répondu favorablement à l’appel de financement lancé par les autorités guinéennes lors du Forum de l’Eau qui s’est tenu à Conakry en mai 2023 en annonçant leurs intentions de contribuer à la mise en œuvre du Schéma Directeur.
2. OBJECTIF DE LA MISSION
Par la nature, la localisation, les caractéristiques et l’envergure des activités envisagées dans le cadre de sa mise en œuvre, le projet d’Appui à la Sécurité de l’Eau et de l’Assainissement (PASEA) est potentiellement associé à des risques et impacts environnementaux et sociaux y compris sécuritaires majeurs. C’est pourquoi il est classé « projet à risque élevé » selon la législation nationale et les critères de classification environnementale et sociale de la Banque mondiale. Huit (08) Normes Environnementales et Sociales (NES) de la Banque mondiale sont pertinentes pour s’appliquer au projet afin de prévenir les risques et atténuer les impacts négatifs sur l’environnement et la population qui pourraient découler de sa mise en œuvre. Il s’agit de la : NES n°1 « Évaluation et gestion des risques et des impacts environnementaux et sociaux » ; NES n° 2 « Emploi et conditions de travail »; NES n° 3 «Utilisation rationnelle des ressources et prévention et gestion de la pollution »; NES n° 4 « Santé et sécurité des populations »; NES n° 5 « Acquisition des terres, restrictions à l’utilisation des terres et réinstallation involontaire » ; NES n° 6 «Préservation de la biodiversité et gestion durable des ressources naturelles biologiques »; NES n° 8 « Patrimoine culturel» et NES n° 10 « Mobilisation des parties prenantes et information ».
En conséquence, le Gouvernement Guinéen se doit de préparer les instruments environnementaux et sociaux suivants : (i) un Plan d’Engagement Environnemental et Social (PEES) ; (ii) les Procédures de Gestion de la Main-d’œuvre (PGMO) ; (iii) un Plan de Mobilisation des Parties Prenantes (PMPP) ; ainsi que (iv) des études d’impact environnemental et social (EIES) et plans d’action de réinstallation (PAR) associés aux différentes infrastructures à construire et ou réhabiliter (barrages, station des traitement d’eau, réseaux de distribution, réservoirs, etc.).
Afin d’assurer un meilleur suivi de la gestion environnementale, sociale et sécuritaire des investissements projetés, le Gouvernement Guinéen, en accord avec la Banque mondiale, se propose d’utiliser une partie des ressources du projet pour le recrutement d’un(e) spécialiste en sauvegarde environnementale pour le compte de l’Unité de Coordination du Projet.
Les présents termes de référence (TDR) situent le mandat et le profil requis pour le poste du (de la) Spécialiste en Sauvegarde Environnementale.
3. NATURE ET ETENDUE DES PRESTATIONS
Sous l’autorité du Coordonnateur du Projet, le/la Spécialiste en Sauvegarde Environnementale est responsable du respect de toutes les exigences des documents environnementaux et sociaux requis en vertu du Cadre Environnemental et Social (CES) et mentionnés dans le Plan d’Engagement Environnemental et Social (PEES), même lorsque la mise en œuvre de certaines mesures et actions spécifiques est effectuée par des acteurs directs ou indirects, des ministères, des agences et des parties prenantes du projet.
Le/la spécialiste en sauvegarde environnementale aura pour mission l’intégration et la gestion des aspects environnementaux, sanitaires, et sécuritaires dans la planification et l’exécution des activités du projet. Il/elle apportera son appui/conseil aux équipes de l’Unité de Coordination du Projet (UCP), dans toutes les activités de renforcement des capacités et celles nécessitant la prise en compte des aspects environnementaux, d’hygiène, de santé et de sécurité. Le/la spécialiste en sauvegarde environnementale veillera à ce que les activités du Projet soient réalisées conformément aux mesures édictées dans les instruments E&S, au Plan d’engagement environnemental et social du projet et à la législation nationale.
Il/elle sera chargé des tâches suivantes :
En termes de rapportage, le Spécialiste en sauvegardes environnementales produira un rapport trimestriel d’activités qui synthétisera les informations issues des rapports spécifiques d’exécution des missions de terrain relatifs à son domaine de compétence pour l’ensemble des activités du projet.
Quatre rapports trimestriels sont attendus, le dernier servant de rapport annuel synthétisant toutes les activités des trimestres passés, y compris celles du dernier trimestre. Il fournira des renseignements nécessaires sur les indicateurs mesurables du point de vue environnemental pour nourrir le rapport du Suivi-Évaluation du projet.
4. Evaluation annuelle et critères de performance :
Le Spécialiste en sauvegardes environnementales fera l’objet d’une évaluation annuelle et les critères de performance non limitatifs suivants pourraient être utilisés pour évaluer sa performance :
5. QUALIFICATIONS REQUISES
Pour mener à bien cette mission, le/la Spécialiste en sauvegardes environnementales du projet devra avoir les qualifications minimales ci-dessous. Il/elle sera sélectionné(e) sur une base concurrentielle et basé à Conakry avec des déplacements fréquents sur les sites du projet.
Le/La spécialiste à recruter doit :
Ces diplômes doivent être appuyés par des attestations dûment signées des structures habilitées et certifiées conformes aux originaux.
Les Consultants intéressés peuvent obtenir des informations supplémentaires (TDRs) aux adresses e-mail ci-après : boubasadiopiegm@gmail.com et copie allarenydiallo@gmail.com
6. METHODE DE SELECTION
Le Consultant sera sélectionné suivant la méthode de sélection de Consultants Individuels en accord avec les dispositions du Règlement de passation des marchés pour les Emprunteurs sollicitant le Financement des Projets d’Investissement (FPI) de la Banque mondiale, version février 2025.
7. DUREE DE LA MISSION
Le contrat sera d’une durée initiale d’un an, renouvelable annuellement sous-réserve de performance pour la durée du projet.
8. DOSSIER A FOURNIR
Les consultants intéressés doivent fournir toutes les informations sur leurs capacités et leurs expériences à travers : la lettre de motivation, le CV détaillé et certifié sincère par le candidat, les références pour des prestations similaires (pays, date, bailleur, projets, contact du maitre d’ouvrage ou de l’agence d’exécution) ou tout autre document pouvant justifier leurs qualifications pour ladite mission et les coordonnées des anciens employeurs.
Des vérifications pourraient être faites sur les dossiers fournis.
Un entretien (ou interview) pourrait être organisé, au besoin, pour les candidats présélectionnés sur la base de l’examen et évaluation de leurs dossiers.
9. DEPOT DES DOSSIERS DE CANDIDATURE
Les expressions d’intérêt doivent être déposées ou transmis par courrier électronique à l’adresse mentionnée ci-dessous, au plus tard le 24 février 2026 à 16 H 00 TU et porter expressément la mention : « Recrutement d’un Spécialiste en Sauvegarde Environnementale pour le Projet Eau et Assainissement en Guinée (PEAG) ».
Unité de Gestion du Projet d’Interconnexion Electrique 225 kV Guinée-Mali
A l’attention de Monsieur Mamady KAKORO, Coordonnateur du Projet
Immeuble Kaleta 3ème étage, carrefour de la Féguifoot,
BP 1463 Conakry- République de Guinée, Tél : (+224) 622 622 085/(+224) 628 27 16 77
E-mail : mdy_kakoro@yahoo.fr et
Copies aissata.kaba@outlook.com ; bayoaraf@gmail.com, boubasadiopiegm@gmail.com et allarenydiallo@gmail.com
Fait à Conakry, le 04 février 2026
Le Secrétaire Général du MAHH
Bachir CAMARA